L’expression états généraux (aussi écrite États généraux avec une majuscule) trouve son origine dans la France du Moyen Âge. Dans la monarchie française, du XIVe au XVIIIe siècle, on a appelé états généraux une grande assemblée composée des représentants de toutes les catégories sociales : noblesse, clergé et tiers état (c’est-à-dire le reste de la population).
Les états généraux étaient convoqués par le roi de France, pour statuer sur des questions politiques (en fait pour confirmer l’avis du roi), pour aider à la gestion de crises, ou simplement pour consultation. Par exemple, en 1369, les états généraux approuvent la guerre contre l’Angleterre.
En 1789 ont lieu les derniers états généraux. Durant cette session, les députés font le serment d’élaborer une constitution. Cet évènement donne lieu à la naissance de la première Assemblée nationale et participe au lancement de la Révolution française.
De nos jours, cette expression est toujours employée. Elle désigne une réunion de grande ampleur, sur une thématique prédéfinie, à laquelle participent différents acteurs du domaine. Exemples d’états généraux ayant eu lieu récemment : états généraux de la bioéthique (2018), états généraux de la laïcité (2021).
Depuis les années 2000, d’autres mots ont été employés pour dire la même chose, en particulier Grenelle (depuis le Grenelle de l’environnement de 2007). Durant le premier quinquennat d’Emmanuel Macron, ont également eu lieu le Ségur de la santé et le Beauvau de la sécurité.
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