Avant de définir l’expression GPA éthique, rappelons déjà ce qu’est la GPA. La gestation pour autrui est une pratique qui consiste, pour une femme adulte, à porter et à enfanter un enfant qui n’est pas le sien. Cette femme, appelée mère porteuse, met son utérus au service du projet parental d’autres personnes.
La pratique de la GPA soulève des questions juridiques et éthiques. Sur le plan juridique, on observe une grande diversité de statuts légaux à travers les pays. Pour ce qui est de l’éthique, les débats portent sur la possibilité de louer une partie de son corps, sur le rôle de la mère porteuse dans la vie de l’enfant.
Ce qu’on appelle GPA éthique, c’est un type de gestation pour autrui dans laquelle les droits de la mère porteuse sont élargis, en accord avec les personnes qui lui font appel. Celle-ci n’est pas exploitée (dans la mesure où elle ne se livre pas à cette pratique pour l’argent) et elle conserve tous les droits sur son corps en cas de problème pendant la grossesse.
En outre, la mère porteuse peut également jouer un rôle après la naissance de l’enfant. Dès lors, son intervention ne se limite pas à la grossesse et à l’accouchement, mais elle s’intègre (d’une façon qui reste à définir) dans le projet parental.
Cependant, pour ses détracteurs, l’idée même de qualifier d’éthique une telle pratique semble contradictoire. De leur point de vue, la procréation ne peut pas devenir une activité économique ; et rien ne saurait justifier que la grossesse fasse l’objet d’une relation transactionnelle entre des personnes.
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