L’adjectif hardi a de très nombreux emplois. Autrefois, il voulait dire « brave, vaillant » et c’est dans ce sens qu’on le trouve dans le surnom de Philippe III le Hardi, roi de France au XIIIe siècle.
De nos jours, quand il qualifie une personne, hardi signifie plutôt « qui ose, qui se hasarde à faire des choses risquées, qui se lance dans quelque chose même si l’issue est incertaine ».
La même idée transparaît quand ce mot qualifie les attributs de quelqu’un : un air hardi, une démarche hardie. Cet adjectif est alors proche de assuré, résolu, ferme, intrépide, courageux. Et idem au sujet d’une action : une entreprise hardie, une réforme hardie, un projet hardi, c’est-à-dire « osé, audacieux, risqué ».
Ce mot se rencontre dans certains domaines, comme l’architecture, la littérature. Un bâtiment hardi, c’était un bâtiment remarquable par sa hauteur ou sa conception audacieuse, qui semblait à la limite ce qui était possible techniquement.
Dans les arts, hardi qualifie quelque chose de maîtrisé, de réussi bien que difficile. Un style hardi, c’est une façon d’écrire qui est audacieuse et originale mais réussie, qui se démarque avec bonheur du style des autres écrivains.
Dans le domaine des idées, une hypothèse hardie, une opinion hardie, c’est une hypothèse ou une opinion qui est très délicate à soutenir, notamment parce qu’elle paraît dangereuse.
Quand on décrit des emblèmes, des blasons, des écussons, on appelle coq hardi un coq avec une patte levée et le bec ouvert, comme s’il était en position d’attaque.
Employé seul en criant, le mot hardi était aussi une interjection servant à encourager des personnes en train de fournir un effort.
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