Un missile intercontinental est un missile capable d’atteindre une cible située à plus de 5 500 kilomètres de son pas de tir (ce seuil fait l’objet d’une convention).
Les missiles intercontinentaux sont des missiles balistiques, c’est-à-dire qu’une partie de leur trajectoire ne dépend que des lois de l’attraction terrestre.
Ils sont capables de porter des ogives nucléaires et ils représentent donc une menace importante. Les principales puissances mondiales en sont équipées et peuvent en lancer depuis des sous-marins, des bases terrestres, voire des unités mobiles.
Durant leur vol, les missiles intercontinentaux peuvent atteindre une altitude de plus de 1 000 kilomètres. Volant à plusieurs kilomètres par seconde, ils atteignent en quelques minutes une cible située à des milliers de kilomètres. De plus, leur précision à l’impact est aujourd’hui de quelques dizaines de mètres.
Le Minuteman, le Satan 2, le Trident, le M51, le Jericho III, comptent parmi les principaux missiles intercontinentaux.
L’expression missile intercontinental date des années 1950, période qui a vu la mise au point des premiers engins. Mais au départ, ils étaient plutôt appelés fusées intercontinentales, appellation longtemps la plus courante. La bascule d’un terme à l’autre a eu lieu dans les années 1980. Quoi qu’il en soit, le sigle anglais ICBM (pour intercontinental ballistic missile) est nettement plus fréquent.
Quand on qualifie ces engins d’intercontinentaux, ça ne veut pas dire qu’ils peuvent frapper n’importe quel continent. C’est plutôt que leur portée est telle qu’elle permettrait de frapper un continent voisin.
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