Reprise de l’anglais, l’expression my bad s’emploie pour reconnaître qu’on a fait une petite erreur, mais sans forcément être désolé. C’est donc un équivalent de mea culpa, de désolé, de au temps pour moi, mais un peu plus faible.
On dit par exemple my bad pour revenir sur ce qu’on a déclaré précédemment. Avec cette formule on reconnaît s’être trompé, avant de rectifier ses propos. Dire my bad signifie « j’ai dit une connerie, je rectifie ».
Comme on l’a dit, cette expression est empruntée à l’anglais. Elle se diffuse en français surtout depuis les années 2020. En anglais, elle se traduit littéralement par « mon mauvais, mon mal ». Sauf que… cette formule n’est pas grammaticale en anglais.
En fait, elle a été forgée à la fin des années 1980 par un basketteur soudanais évoluant dans le championnat américain de NBA, Manute Bol. Après avoir manqué une passe pour un coéquipier, celui-ci déclarait couramment my bad (au lieu de my fault, par exemple).
Dès lors, ses coéquipiers des Golden State Warriors se sont mis à dire la même chose. L’expression s’est diffusée plus largement dans le milieu du basket et en particulier sur les terrains de rue, avant d’atteindre les campus.
Par un effet boule de neige, l’expression my bad, connotée familière et plaisante en anglo-américain, continue sa progression dans cette langue mais aussi, comme on le voit, dans d’autres.
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