La formule nationaliser les autoroutes signifie « transférer la propriété et la gestion des autoroutes à l’État ». À travers cette décision politique, il s’agit donc de reprendre les autoroutes aux sociétés privées qui les possèdent, pour qu’elles soient gérées par les pouvoirs publics.
Cette idée s’applique particulièrement à la France. En effet, en France, les autoroutes sont contrôlées par des groupes privés, comme Eiffage et Vinci, qui gèrent le réseau d’autoroutes via des sociétés concessionnaires d’autoroutes. Ces concessions sont de très longue durée, de 20 à 90 ans.
Un mouvement de privatisation a été engagé en 2002 et il s’est terminé en 2006. Ce mouvement a permis à l’État de se dégager de certaines responsabilités (gestion et exploitation du réseau), tout en conservant une source de revenus à travers des redevances et des taxes. Cependant, le tarif des péages autoroutiers a beaucoup augmenté après 2006 et la privatisation du réseau.
L’action de nationaliser les autoroutes peut donc avoir pour but de rendre à l’État le pouvoir de gérer lui-même le réseau autoroutier, notamment pour en réguler les tarifs. Mais cela implique aussi de renégocier les contrats de concession avant leur terme, ce qui pourrait s’avérer très coûteux.
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