Un navire fantôme, c’est d’abord, dans les légendes, un bateau dont l’équipage (composé de squelettes) erre sur l’océan après avoir été maudit. On appelle aussi navire fantôme un vrai bateau cette fois, ayant disparu ou retrouvé sans équipage, en errance ou échoué.
Mais l’expression navire fantôme a pris un autre sens après les sanctions internationales qui ont touché la Russie, suite à son invasion de l’Ukraine. En l’occurrence, l’une des sanctions consiste à lui interdire d’exporter des produits pétroliers, pour l’empêcher de financer son effort de guerre.
Dès lors, pour contourner ces sanctions, la Russie s’est dotée de ce qui a été dénommé flotte fantôme : un ensemble de navires (des pétroliers) immatriculés dans d’autres pays ne faisant pas l’objet de sanctions, et continuant à acheminer son pétrole.
Tout est fait pour brouiller les pistes. Les navires fantômes sont achetés et possédés par des sociétés-écrans et battent pavillon de pays comme le Panama, le Liberia, les îles Marshall, le Bénin, qui font preuve de complaisance. Ces navires peuvent changer plusieurs fois d’immatriculation et de nom.
Dans des composés, le mot fantôme peut évoquer une chose supposément hantée (train fantôme), une chose abandonnée (ville fantôme, planète fantôme), une chose absente mais dont il reste une trace (membre fantôme), une chose qui n’est qu’une coquille vide (gouvernement fantôme), une chose qui se produit de manière inexpliquée (freinage fantôme, douleur fantôme).
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