Au départ, l’adjectif rétif qualifie une monture (cheval, âne, mulet) qui refuse d’avancer, qui n’obéit pas à son cavalier.
Par extension, on qualifie aussi de rétive une personne pour dire qu’elle n’obéit pas, qu’elle refuse d’être dirigée : un enfant rétif. Rétif est alors un synonyme de réfractaire, indocile, récalcitrant, et ses contraires sont docile, obéissant.
Le caractère rétif d’une personne peut se manifester de différentes façons : elle refuse les contraintes qu’on cherche à lui imposer, elle est insensible à toute argumentation par laquelle on tente de la convaincre, elle n’écoute pas les ordres qu’on lui donne.
On peut aussi préciser à quoi quelqu’un est rétif. Par exemple, être rétif à la discipline, c’est ne pas obéir aux ordres. Être rétif au changement, c’est ne pas accepter les changements.
Plus rarement, l’adjectif rétif qualifie aussi un objet, pour dire qu’il ne fonctionne pas comme on voudrait, qu’il ne sert pas à faire ce qu’on attend de lui.
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