Apparu en français dans les années 1980, le mot surbooké s’est d’abord utilisé au sujet de moyens de transport (l’avion, surtout) dont on loue les places à des voyageurs.
Un vol surbooké, c’est un vol pour lequel la compagnie aérienne a vendu plus de places que le nombre de places effectivement disponibles dans l’avion. On dit aussi un train surbooké, un hôtel surbooké.
Cette pratique commerciale est la conséquence d’un phénomène contre lequel luttent les marchands : la défection. Concrètement, si on vend toutes les places d’un vol, on sait qu’un certain pourcentage de passagers ne se présenteront pas et que leurs sièges resteront vides.
Pour éviter ça, certaines places sont vendues en double. Si le taux de défection est faible et que des personnes ne peuvent pas bénéficier du service qu’elles ont payé, elles sont indemnisées.
L’adjectif surbooké est passé dans le vocabulaire pro, mais avec une connotation un peu familière. D’abord au sujet d’un agenda, d’un emploi du temps : un agenda surbooké est rempli de rendez-vous et de tâches, il est très plein.
Surbooké qualifie aussi une personne : être surbooké, c’est avoir énormément de travail, au point de ne plus avoir de disponibilités pour autre chose.
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