Le mot susceptible a deux emplois et ses contraires dépendent donc du sens utilisé.
Quand susceptible est suivi de la préposition de et d’un verbe à l’infinitif, cela équivaut à dire « qui peut, qui pourrait (+ le verbe) ». L’expression susceptible de fonctionne donc comme une béquille, une modalité pour le verbe qui suit. Elle indique qu’une chose est possible (bien que pas certaine).
Son principal contraire est pas susceptible de, où le mot pas fonctionne avec une valeur de contraire. Par exemple, si on parle d’un poste susceptible d’être vacant, le contraire serait un poste pas susceptible d’être vacant (il n’y a aucune chance qu’il le soit).
D’autres façons d’exprimer l’idée contraire de susceptible de consistent à employer une négation, comme pas, ou une négation renforcée : probablement pas, certainement pas, assurément pas. Pour reprendre le même exemple : un poste probablement pas vacant. Avec probablement pas, on garde l’idée d’incertitude qu’il y a dans susceptible de, sauf qu’on met en avant l’aspect négatif.
Enfin, dans le langage administratif et juridique, susceptible de a pour contraire non susceptible de, par exemple quand on dit une décision non susceptible de recours (« contre laquelle on ne peut pas faire de recours »).
Quand l’adjectif susceptible est employé pour qualifier une personne qui est vite offensée et qui se vexe facilement, ses contraires sont insensible, indifférent, imperméable. Pour quelqu’un qui ne tient aucune rigueur des remarques contre lui, on dit indulgent, de bonne composition, arrangeant, accommodant ou encore souple.
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