L’adjectif transphobe signifie « qui dénote une aversion envers les personnes trans et la notion de transidentité ; relatif au rejet, à l’exclusion, à la discrimination des personnes trans ». Cette idée s’applique de différentes façons : avec plus ou moins de violence, de manière individuelle ou institutionnalisée.
Tout d’abord, une agression transphobe, c’est l’agression d’une personne trans au motif qu’elle est transgenre. Une insulte transphobe, des propos transphobes, ce sont des paroles qui laissent transparaître le mépris, l’hostilité que quelqu’un éprouve envers les personnes trans.
On parle de discrimination transphobe lorsque des personnes trans sont exclues du fait de leur identité de genre. Cela peut être le cas pour accéder à un emploi ou à des services conçus de manière hétéronormée (c’est-à-dire à destination des hommes et des femmes cisgenres uniquement).
Ainsi, tout ce qui mène à l’exclusion des personnes transgenres peut être perçu comme transphobe : des vestiaires genrés, des toilettes pour hommes ou pour femmes, des formulaires d’identité proposant un choix fermé entre « homme » et « femme ». Ces exemples sont représentatifs d’une société hétéronormée, dans laquelle les personnes trans ne sont pas prises en compte.
Allons plus loin en décrivant ce qui fait actuellement débat dans le mot transphobe. À la question de savoir ce qui est transphobe et ce qui ne l’est pas, les avis divergent.
Exemple : pour les militants de la cause trans, le fait de définir le mot femme comme « être humain de sexe féminin » est transphobe, dans la mesure où cette définition exclut les femmes trans. Or les personnes qui tiennent cette définition pour vraie n’éprouvent pas forcément d’hostilité envers les personnes trans.
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