Le mot Vigipirate désigne le plan français de lutte contre le terrorisme, piloté par l’État. Le plan Vigipirate définit les actions mises en place à différents niveaux opérationnels pour faire face au risque terroriste de la manière la plus efficace possible.
Lancé sous cette appellation à la toute fin du XXe siècle, le plan Vigipirate comporte des missions de vigilance, de prévention et de protection. Dans des circonstances spéciales, il se traduit aussi par des mesures d’intervention sur le terrain. De plus, certaines des mesures qu’il prévoit sont tenues secrètes.
L’objectif de Vigipirate est de fluidifier et d’accélérer le processus de prise de décision, en cas de crise. Le plan est à la main du Premier ministre, qui peut le déclencher de lui-même.
Le nombre de niveaux d’alerte de Vigipirate a varié avec le temps. À l’heure actuelle, il en comporte trois : niveau de vigilance, niveau sécurité renforcée, niveau urgence attentat. Selon les évènements et le niveau de menace estimé, le niveau d’alerte peut être relevé ou au contraire abaissé.
Dans le niveau de base, des mesures de vigilance sont déployées à tout moment. Les mesures incluent par exemple l’interdiction de garer un véhicule devant certains lieux. En cas de menace avérée, des militaires peuvent patrouiller dans les lieux publics.
Et enfin, dans la foulée d’un attentat, le niveau maximal de Vigipirate débloque des moyens exceptionnels pour assurer la sécurité publique.
Le mot Vigipirate est un acronyme formé à partir d’initiales et de débuts de mots. Ses deux premières syllabes sont reprises du mot vigilance. Quant aux deux dernières, il s’agit d’un acronyme formé avec les initiales de protection des installations contre les risques d’attentats terroristes à l’explosif (même si le risque terroriste ne se réduit pas aux attaques à l’explosif).
Publié le
Dernière modification le
Rédigé par des humains, pour des humains