Le mot évangile, qui date du XIIe siècle en français, est emprunté au latin chrétien euangelium, evangelium. Ce mot provient du grec euaggelion (en grec, agg se lit ang), qui veut dire « bonne nouvelle ». Le mot grec est formé de eu, « bien », et de aggelo, « porter un message ».
Le mot latin a d’abord repris le sens grec de « bonne nouvelle », mais appliqué à la religion chrétienne. Son sens s’est spécialisé dans ce domaine, devenant particulièrement « bonne nouvelle du Christ (de sa venue, de sa parole) » et de là « doctrine du Christ » et « récit de la vie du Christ ».
Après, le mot évangile a désigné le passage de ces livres qui était lu pendant la messe. Il s’agissait souvent du début de l’Évangile selon saint Jean. Et par métonymie le moment de la messe où cette lecture était donnée.
Le sens premier en latin, celui de « bonne nouvelle », passe en français au XVIe siècle. L’Évangile, c’est alors l’annonce du salut du monde en la venue de Jésus-Christ, qui est au fondement de la foi chrétienne.
Enfin, pendant la Révolution française, période qui a vu un net recul de la religion en France, le mot évangile obtient un sens figuré, utilisé par exemple en politique : « document qui sert de fondement, de référence, à une doctrine, à une pensée ».
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