Dans son sens premier, le mot allégeance fait référence à l’époque du Moyen Âge. Il désigne le fait pour un vassal d’être très lié à son suzerain, à travers une relation de fidélité très étroite.
Pour que cette relation soit instituée, le vassal devait prononcer un serment d’allégeance. Ce serment marquait la soumission et l’obéissance de celui qui obtenait alors le statut d’homme lige, vis-à-vis de son suzerain ou de son seigneur.
Le fait de prêter serment pour reconnaître quelqu’un comme son souverain a pris un sens particulier dans la monarchie britannique à partir du XVIIe siècle. Ce serment est par exemple prononcé par les héritiers de la Couronne à destination du roi ou de la reine d’Angleterre. Il exprime la fidélité et la loyauté des sujets envers leur monarque.
De nos jours, on emploie toujours l’expression faire allégeance à, ou prêter allégeance à, mais avec un sens un peu dilué. Cette expression signifie « se rallier à, reconnaître l’autorité de, se mettre sous les ordres de ».
On prête par exemple allégeance à un dirigeant politique, à un homme d’État ou encore à un pays. Mais aussi à un groupuscule ou une organisation armée : faire allégeance à Daesh.
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