Le mot malus désigne le plus souvent une somme d’argent, une compensation financière négative qui pénalise quelqu’un. Cette somme s’ajoute par exemple au prix de vente d’un bien, ce qui peut dissuader un acheteur et rendre la vente plus difficile.
Quand il s’agit d’argent, les malus s’inscrivent dans un mécanisme de bonus-malus. Ce mécanisme concerne notamment la vente de véhicules, lorsque l’État souhaite inciter à l’achat de voitures plus écologiques.
Le mécanisme consiste alors à diminuer le prix de vente des véhicules les moins polluants (comme les voitures hybrides) et à augmenter celui des voitures dont on souhaite freiner la vente, par exemple les SUV les plus polluants, à travers le malus auto.
Dans le domaine des assurances, les conducteurs sont également confrontés à un mécanisme de bonus-malus sur le tarif de leur cotisation. Un conducteur qui a provoqué un accident de la circulation voit sa cotisation augmenter sous l’effet d’un malus. À l’inverse, si un conducteur ne provoque aucun dégât sur la route, sa contribution s’allège au fil du temps.
Il est toujours question de chiffres, mais plus d’argent. On utilise aussi le mot malus dans certains jeux, pour désigner une pénalité, un effet négatif. Ainsi, dans un jeu de rôle, tel objet magique peut conférer un bonus d’attaque mais un malus de vitesse. Les statistiques du personnage qui en est équipé varient alors d’une manière qui n’est pas unanimement positive ou négative.
Le mot malus, avec le sens qu’on vient de décrire, n’existe pas tel quel en latin. Il semble avoir été formé sur le modèle de bonus, son contraire, à partir de l’adjectif latin mal, « mauvais », et de la déclinaison -us.
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