Le mot prosélytisme désigne au départ l’attitude d’une personne qui cherche à faire adopter sa religion à d’autres. Cette attitude fervente s’appliquait par exemple dans le contexte des contacts entre peuples, lorsque les Européens ont évangélisé des peuples.
Leur but était alors de faire abandonner leur foi aux personnes rencontrées et de les convertir, notamment au catholicisme (la personne convertie est alors qualifiée de prosélyte). De nos jours, ce sens du mot prosélytisme est toujours vivace mais il s’applique plutôt à d’autres religions, comme l’islam.
En France, la pratique du prosélytisme religieux n’est pas complètement proscrite mais elle est très encadrée. Cette attitude est interdite dans certains contextes ou bien en présence de publics définis (enfants, personnes vulnérables). Ainsi, les principes de la laïcité empêchent de faire du prosélytisme dans les établissements scolaires.
De même, les fonctionnaires en exercice sont tenus de ne pas exprimer leurs opinions religieuses dans l’exercice de leurs fonctions. Cela les empêche de pratiquer le prosélytisme.
Le mot prosélytisme prend une extension plus large : il s’applique aussi aux idées et aux opinions, notamment sur le plan politique. Faire du prosélytisme, c’est tenter de convaincre quelqu’un, de le rallier à son opinion, de lui faire adopter des croyances ou une doctrine.
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