Le verbe scarifier a plusieurs sens, qui sont tous en rapport avec l’action de faire des entailles à la surface de quelque chose (peau, pain, terre, écorce).
Il s’applique d’abord au corps humain. Scarifier la peau, c’est l’inciser, l’entailler en surface, avec un objet tranchant, par exemple un bistouri. Cette action s’emploie parfois en médecine, pour introduire un médicament ou un vaccin par la peau, ou pour faire s’écouler du sang.
Mais l’action de scarifier peut aussi être liée à des pratiques sociales (notamment dans certains rituels d’Afrique de l’Ouest) ou esthétiques. Il s’agit alors de produire des cicatrices durables. Diverses techniques sont utilisées.
Cependant, en Occident, la pratique de la scarification est souvent l’expression d’une souffrance psychologique. Ainsi, pour exprimer leur mal-être, il arrive que des adolescents pratiquent l’automutilation en se scarifiant les avant-bras.
Parlons d’abord de boulangerie ! Scarifier le pain, c’est entailler sa surface juste avant de le mettre au four. Sur une baguette cuite, les parties scarifiées sont à demi-ouvertes, dorées, sublimes (c’est ma partie préférée).
Dans le domaine du jardinage et de l’agriculture, scarifier la pelouse, scarifier la terre, c’est la labourer légèrement en surface, afin de l’aérer, de l’ameublir, avant de semer.
Et enfin, on scarifie des arbres fruitiers, c’est-à-dire qu’on entaille leur écorce, pour que la sève s’écoule et qu’il n’y ait pas d’afflux de sève près des fruits.
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