Le mot bicrave fait partie de l’argot des adolescents et des jeunes adultes, en particulier dans certains quartiers. Il s’emploie aussi bien comme verbe que comme nom.
Comme verbe, bicrave signifie d’abord « vendre » et, de là, « trafiquer, vendre de la drogue, dealer ». L’expression ça bicrave signifie que des trafics sont organisés ; dans cet emploi, on utilise parfois la forme abrégée ça bibi.
Comme nom féminin, le mot bicrave désigne l’activité de trafic, de vente ou de revente de drogue. Un bicrave, c’est aussi un dealeur, un vendeur de drogue.
Comme d’autres verbes argotiques qui se finissent par -ave (pénave, marave, chourave, poucave, etc.), bicrave provient d’un verbe romani, d’abord véhiculé en France par les Gitans. Le verbe en question, c’est bikin ou bikinel, « vendre ».
Pour le verbe, on rencontre également la variante bicraver, francisée avec la terminaison -er des verbes du premier groupe. Mais la plupart du temps, bicrave est utilisé comme verbe invariable.
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