Qu’est-ce qu’une métaphore ?

Une métaphore est une figure de style qui consiste à établir un rapport implicite entre deux choses, que l’on estime avoir des similarités. Cela permet de transcrire de manière imagée quelque chose de bien réel.

La métaphore est composée de deux éléments : un comparé et un comparant. Le comparé est ce que l’on rapproche et compare au comparant. Dans « un gros serpent de fumée noire » (Guy de Maupassant, La Peur, 1882), le comparé est fumée et le comparant est serpent. Les deux sont mis en rapport car la fumée s’échappe de telle manière que cela fait penser aux ondulations d’un serpent qui se déplace.

Quels sont les différents types de métaphores ?

Il existe trois types de métaphores : la métaphore in praesentia, la métaphore in absentia et la métaphore filée.

Tout d’abord, la métaphore in praesentia est une métaphore dans laquelle le comparé et le comparant sont explicites (comme dans « un gros serpent de fumée noire »).

Ensuite, la métaphore in absentia est une métaphore dans laquelle seul le comparant est indiqué. Lorsque Victor Hugo écrit « l’or du soir qui tombe » (« Demain, dès l’aube… », 1856), il compare un coucher de soleil à l’or du soir, mais le mot soleil n’apparaît pas dans la phrase.

Enfin, la métaphore filée est une métaphore qui dure sur plusieurs phrases et dans laquelle on retrouve beaucoup de mots appartenant au même champ lexical. Dans l’exemple suivant, Balzac compare la ville de Paris à un océan : « Paris est un véritable océan. Jetez-y la sonde, vous n’en connaîtrez jamais la profondeur […] il s’y rencontrera toujours un lieu vierge, un antre inconnu, des fleurs, des perles, des monstres, quelque chose d’inouï, oublié par les plongeurs littéraires » (Honoré de Balzac, Le père Goriot, 1834).

Quelle est la différence entre la métaphore et la comparaison ?

La relation établie par la métaphore est implicite, sans connecteur. Une comparaison établit également un lien mais de manière explicite, avec un connecteur : comme, tel que, ainsi que, plus que, moins que, etc. Par exemple, dans « Il pleure dans mon cœur / Comme il pleut sur la ville » (Paul Verlaine, Romances sans paroles, 1874), on trouve une comparaison formulée à l’aide de la conjonction comme.

A. V.

Publié le

Dernière modification le 

11/05/2026

Rédigé par des humains, pour des humains

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