Les PFAS sont des composés chimiques synthétiques, principalement composés de carbone et de fluor. Il en existe une immense variété. Un grand nombre d’entre eux sont utilisés dans l’industrie, recherchés pour leurs propriétés (matériaux antiadhésifs, imperméabilisants, etc.).
(Prenez votre respiration avant de lire ce passage.) Parmi les PFAS, on trouve l’acide perfluorooctanesulfonique, le polytétrafluoroéthylène (ou PTFE), le perfluorooctanesulfonamide, l’acide perfluorononanoïque, l’acide trifluoroacétique (ou TFA), etc.
Ils se retrouvent dans des produits de consommation courante : peintures, vernis, emballages alimentaires, textiles, ustensiles de cuisine, cosmétiques, mousses contre les incendies…
Ces substances se sont généralisées avant de se révéler hautement toxiques. Et le problème est double : au-delà de leur toxicité, elles ne se dégradent pas car la liaison entre le fluor et le carbone est très solide. Il est difficile de s’en débarrasser.
Des PFAS ont été détectés dans les écosystèmes du monde entier, dans l’eau, dans l’air, dans les organismes vivants. Chez l’être humain, ils entraînent des perturbations hormonales et immunitaires. Leur présence dans le corps favorise l’apparition de cancers, parmi d’autres effets néfastes.
Le mot PFAS est emprunté à l’anglais et sa prononciation provient également de cette langue. On prononce [pifas], donc avec le nom anglais de la lettre P. Ce mot est l’abréviation de la formule anglaise per- and polyfluoroalkyl substances.
On note cependant que la prononciation [pefas], à la française, commence à se répandre (2025).
Le nom complet des PFAS en français est substances perfluoroalkylées et polyfluoroalkylées, ce qui correspond à la traduction de la forme anglaise citée plus haut. On les appelle aussi couramment polluants éternels.
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