L’expression sécurité globale, qui a émergé en français dans la deuxième moitié du XXe siècle, appartient au domaine de la géopolitique et de la politique au sens large. Elle recouvre l’idée que, pour assurer sa sécurité dans le contexte actuel de mondialisation, un État doit penser sa sécurité à une échelle globale.
Pour cela, il doit prendre des mesures contre des menaces de plus en plus nombreuses (y compris économiques, environnementales) : terrorisme international, cybercriminalité, crises sanitaires, catastrophes naturelles, etc.
À l’automne 2020, le parlement français examine une loi dite « sécurité globale ». Cependant, le contenu de cette loi n’est pas en rapport direct avec la définition qui vient d’être donnée.
Dans cette loi, l’idée de sécurité globale est plutôt à comprendre comme « meilleure articulation de l’action des différents organes qui assurent l’ordre public : la police municipale, la police nationale, la gendarmerie, mais aussi les entreprises de sécurité privée ».
Les articles de la loi relative à la sécurité globale portent, entre autres, sur la création d’une police municipale à Paris, sur un meilleur contrôle des entreprises de sécurité privée, sur les fouilles corporelles, sur la vidéosurveillance, sur l’usage par la police de caméras embarquées sur des drones, etc.
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