L’expression purge politique désigne l’opération qui consiste à écarter des personnes, à les éliminer, à s’en débarrasser, à les réduire au silence, pour des raisons politiques. Ce procédé s’applique de différentes manières.
Une purge politique peut être une répression claire et nette. Ça s’est produit en Union soviétique dans les années 1930, au Japon dans les années 1940, en Turquie en 2016, en Arabie saoudite en 2017, au Venezuela en 2023. Le procédé consiste alors à mettre hors d’état de nuire des adversaires politiques qui pourraient accéder au pouvoir.
Pour cela, on dissout leur parti, on arrête et on condamne leurs membres, voire on les fait assassiner, en usant de prétextes (corruption, terrorisme, haute trahison…). Ce procédé est utilisé par des régimes autoritaires qui se prétendent démocratiques et qui veulent éviter d’être battus dans les urnes.
Mais dans d’autres cas, ce qu’on appelle purge politique ne va pas si loin. Il peut s’agir de faire le ménage au sein d’un parti, en ne donnant pas d’investiture à certains de ses représentants au moment d’une élection. On les écarte pour leur faire payer une prise de parole ou un positionnement éloigné de la doxa du parti.
On parle aussi de purge politique lorsqu’un média (comme une radio) se sépare de certains collaborateurs, jugés indésirables car leur orientation politique ne correspond pas à celle de la direction.
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