webleads-tracker

Pluriel des noms propres désignant des personnes

L’astuce du champion

Pluriel des noms propres désignant des personnes

Pluriel des noms propres désignant des personnes

Comment écrit-on les noms propres désignant des personnes lorsqu’ils sont au pluriel ?

La difficulté

Le pluriel des noms de personnes, ou anthroponymes, n’obéit pas à des règles strictes ; aussi allons nous décrire l’usage le plus fréquent.

La règle

Les noms de personnes et les noms de familles sont invariables lorsqu’ils font directement référence aux personnes désignées : nos voisins sont les Martin, sans s, y a-t-il des Françoise dans la salle ?, Françoise sans s.

Je vous recommande d’appliquer aussi ce principe lorsque ces noms désignent des œuvres littéraires ou artistiques : une étagère avec tous les Flaubert, F majuscule mais pas de s, le musée expose des Chagall, sans s, la cinémathèque repasse tous les David Lynch, sans s.

En revanche, on emploie couramment un s de pluriel dans le cas des noms de familles illustres ou des lignées appartenant à l’histoire, et notamment à l’Antiquité. On écrit donc les Horaces et les Curiaces, avec un s final à chaque nom, les Bourbons, avec un s. Certains noms étrangers restent toutefois invariables : les Grimaldi, les Habsbourg.

De plus, quand on emploie un nom propre comme un nom commun, par exemple en disant ces chercheurs talentueux sont de véritables Einsteins, la marque du pluriel est courante, mais pas obligatoire. En revanche, avec d’autres mots comme mécène, égérie, apollon, hercule, qui désignent des personnes ou des personnages célèbres mais qui sont aussi devenus des noms communs, le pluriel est obligatoire. Ce procédé qui consiste à désigner une personne par le nom d’une autre personne célèbre, pour signifier qu’elles partagent des points communs, s’appelle une antonomase.