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Quand la lettre D se prononce comme un T

L’astuce du champion

Quand la lettre D se prononce comme un T

Quand la lettre D se prononce comme un T

Dans quel cas écrit-on un d alors qu’on prononce le son [t] ?

La difficulté

L’orthographe du français nous réservant quelques surprises, il arrive que le son qu’on prononce ne corresponde pas exactement à la lettre qu’on écrit. C’est le cas avec la lettre d prononcée [t], qu’on rencontre souvent avec le phénomène de la liaison. Rappelons que la liaison consiste en la prononciation effective d’un son lors de la rencontre de deux mots, alors même que ce son n’est pas prononcé lorsque les mots sont isolés, ou lorsqu’ils se présentent dans d’autres contextes.

Des exemples

Cela concerne d’une part les verbes en dre, au présent, à la troisième personne du singulier, lorsqu’ils gardent leur d dans la conjugaison et que le sujet est inversé, ce qui est le cas dans les questions. Exemple : prendre, il prend, avec un d, prend-il, avec une liaison prononcée [t], bien que prend s’écrive avec un d. Autre exemple : entendre, elle entend, entend-elle. C’est pour cette raison qu’on n’ajoute pas de t entre deux traits d’union comme dans y a-t-il, neige-t-il. Le d prononcé [t] suffit !

On retrouve aussi ce d de liaison à la fin de quelques adjectifs, et notamment grand, lorsqu’il précède une voyelle : un grand homme, son grand ami, au grand air ou dans les mots composés comme un grand-oncle. Théoriquement, on devrait retrouver ce d prononcé [t] dans d’autres adjectifs, comme laid, froid ou rond, quand ils sont placés devant un nom commençant par une voyelle, mais il faut admettre qu’on les rencontre rarement dans cette position.

Les inclassables

En dehors de ces deux cas bien déterminés, il reste quelques noms dans lesquels la rencontre fortuite d’un d et d’une consonne comme k ou s a conduit à la prononciation [t] : l’adsorption (c’est un phénomène physicochimique), un roadster (c’est un type de carrosserie), la vodka, le windsurf (c’est une planche à voile). Sans oublier steward, qui s’écrit a, r, d, mais qu’on a coutume de prononcer [stiwaʁt].