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Pluriel des noms propres désignant des lieux

L’astuce du champion

Pluriel des noms propres désignant des lieux

Pluriel des noms propres désignant des lieux

Comment écrit-on les noms propres désignant des lieux lorsqu’ils sont au pluriel ?

La règle

Les noms propres qui désignent des lieux géographiques, qu’on appelle aussi des toponymes, prennent la marque du pluriel, le plus souvent un s, lorsqu’ils sont employés au pluriel.

Les noms de pays ou de continents peuvent être concernés : la réunification des deux Allemagnes, a, g, n, e, s, les deux Corées, e accent aigu, e, s, les Amériques, e, s.

Idem, le cas échéant, pour les départements : l’appellation les Charentes recouvre deux départements, la Charente et la Charente-Maritime.

Certains noms propres s’emploient toujours au pluriel, celui-ci étant marqué par un article au pluriel, souvent les, et prennent donc la marque du pluriel : les Alpes, la station de sports d’hiver des Arcs.

D’autres noms propres ont donné leur nom à des produits locaux, souvent des vins et des fromages. Citons par exemple le saint-marcellin (un fromage originaire de Saint-Marcellin, en Isère) et le vouvray (un vin blanc de la Loire produit à Vouvray, en Indre-et-Loire). Dans ce cas, les noms propres devenus des noms communs prennent la marque du pluriel : des sancerres, e, s, des laguioles, e, s.

Les exceptions

En revanche, lorsqu’un toponyme n’est pas employé dans son sens propre pour désigner un lieu géographique, mais qu’il est employé par métaphore ou dans une comparaison, il ne prend pas la marque du pluriel. On écrira par exemple il me reste des Everest à conquérir, e majuscule sans accent, v, e, r, e, s, t, sans s, pour dire qu’il me reste de grandes tâches à surmonter. De même, si on écrit le Pô et le Rhône, avec leurs grands deltas, sont comme des Danube d’Europe de l’Ouest, on écrit Danube sans s de pluriel.